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L’Estartit …
Sortie ABB du Vendredi 7 au Mardi 11 novembre 2008.
Cinq belles journées ensoleillées, de mer calme et de plongées magiques au large de l’Estartit pour une vingtaine de plongeurs du club…

Les îles Médes… Des rochers acérés, dressés en pleine eau…
D’un abord peu attrayant… Mais qui cachent des merveilles.
Des plongées à chercher dans les méandres des grottes et sous le creux des rochers…
D’étranges bêtes fabuleuses… aux yeux de feu … et aux formes extravagantes…

Les Médes… la fabrique de Dragons. 
Grotte
 
 

 Car c’est un secret bien gardé … Que seuls quelques plongeurs privilégiés peuvent découvrir…
En effet, au large de l’Estartit, à quelques kilomètres de la frontière française et… à quelques centaines de mètres de la côte, lorsque la mi-novembre approche et surtout… lorsque le gros des touristes estivaux s’en sont retournés bien au chaud dans leurs pénates, les rochers nus et arides des îles Médès se transforment miraculeusement en une extraordinaire fabrique de bêtes fabuleuses… Une fabrique de dragons.

On peut le dire maintenant… puisqu’on a pu les croiser, cachés au fond de leurs trous, avec leurs yeux de braises… ou de glaces, nous observant dans le noir des galeries, les dragons des Médes. Lire la suite ...

Le dragon le plus commun, celui que l’on rencontre le plus fréquemment, tapis sur le fond rocheux ou sur le surplomb d’un tombant...
...est le dragon « Chapon ».
Sa parure excentrique et ses couleurs extravagantes nous rappellent des contrées exotiques.
Ce dragon doit venir tout droit d’Asie… de Chine…
Il pullule dans ces eaux fraîches de novembre… et cache bien son jeu.
Ce n’est que sous un éclairage adéquate qu’il révèle toute sa puissance et que ses yeux de braises dévoilent le feu qui couve en lui…

 Il n’est pas aisé à repérer d’un premier abord car c’est un des rois du camouflage mais, lorsqu’on l’a vu une première fois, on le débusque ensuite de partout…

Chapon
Il se laisse approcher et photographier facilement, croyant être à l’abri derrière son camouflage… il est patient avec les photographes mais décolle dans un vol agité dès que la limite est franchie.
 D’autres dragons se dévoilent plus difficilement.
La première espèce est pourtant très commune et se cache sous un aspect plutôt débonnaire.
On en croise des dizaines… dont certains de taille respectable… il paraît que ce sont de vénérables mâles car ce poisson change de sexe en vieillissant…

C’est le dragon « Mérou ».

De prime abord, l’animal est d’allure placide et même plutôt affectueux, se laissant même caresser à l’occasion… mais il révèle sa véritable nature lorsqu’on le croise lové au plafond d’un tunnel, d’apparence endormi, ou sous le creux d’un rocher, à l’affût dans son antre.
L’ombre qu’il crée dans la pénombre et l’œil bleu immobile qui vous observe révèle son âme glacée de grand prédateur.
Merou
On ne voudrait pas être petit poisson perdu dans ces immenses grottes sombres.
 Le dragon le plus craintif et donc difficile à trouver est le dragon « Mostelle ».
Reine de la nuit et des enfractuosités, elle se cache le plus souvent à l’abri d’un rocher et il est rare de la trouver en dehors de son trou.
Rien n’est attrayant dans la bête, ni la forme, ni la texture et la couleur de sa peau qui ont l’air de n’avoir jamais vu la lumière, ni les étranges barbillons qui dépassent de son menton, sûrement des sortes d’appendices pour palper et fouiller dans le noir.
Mostelle
 De la glace doit couler dans ses veines et ce doit être un dragon venu tout droit du froid et des abysses.
 Le dragon « Murène » se cache lui aussi dans les trous.
Hormis la nuit, trouver une murène en pleine eau est relativement rare…
et c’est dans ces occasions là qu’on peut admirer pleinement les joyaux de sa robe.
Le dragon « Murène » est un dragon d’un autre âge…
Un dragon médiéval à la robe dorée ou peut-être un dragon sorcière.
Bleu et Or sont ces blasons et le feu des volcans doit sans doute sortir de ces narines lorsqu’elle aboie avec rage.
Le dragon « Murène » est l’un de mes préférés.
Murene
Une tout autre sorte de dragon se cache dans les trous… fait de carapaces hérissés de dards…
C’est le dragon « Langouste ».

On n’en distingue d’abord que deux antennes sortant du fond d’un trou et fouettant frénétiquement l’eau.
En se rapprochant, les antennes cachent une multitude de pattes et une cuirasse imposante.
Ces deux yeux ronds de braises au bout de leurs appendices articulés s’agitent dans tous sens.
La bête gesticule mais n’a pas l’air d’avoir peur.
Ce doit être lui le dragon des joutes médiévales.
Langouste
 Et puis… enfin… viennent les petits dragons. Parmi mes préférés.
C’est toute la famille des dragons « Flabellines », magnifiques minuscules dragons miniatures…
Des bébés dragons qui, malheureusement, ne grandiront jamais.

Eux viennent sûrement d’un autre monde, peut-être extraterrestre … et semblent comme tombé de la lune, accrochés à leur algue et ballôtés par le courant.
 
Flabeline
 Fragiles, ils ont la robe du dragon, leur allure et la flamboyance … mais franchement, à qui peuvent-ils faire peur.
 Les îles Médes…

Un monde fantastique...

...que nos chasseurs et chasseuses de dragons quittent à regret, pour mieux y revenir.
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